Qui peut recevoir une injection orthopédique? Les critères d’admissibilité expliqués
Les injections orthopédiques sont une façon peu invasive de gérer la douleur et l’inflammation articulaires sans chirurgie. Elles aident à rester actif, à bouger confortablement et à protéger la santé des articulations à long terme. Mais tout le monde n’y est pas admissible. L’admissibilité dépend de l’affection, des antécédents médicaux et des objectifs de traitement. Certains patients n’ont besoin que d’une injection; d’autres, d’un plan complet adapté à leur état de santé. Cet article explique qui est un bon candidat et comment les cliniciens déterminent si l’injection est le bon choix.
Comprendre les injections orthopédiques
Les injections orthopédiques offrent des soins ciblés aux articulations et aux tissus mous. Elles peuvent calmer l’inflammation, améliorer le mouvement ou soutenir les mécanismes naturels de réparation. On les utilise pour la douleur au genou, la raideur à l’épaule, l’irritation des tendons et d’autres problèmes articulaires courants.
- Les injections de corticostéroïdes calment l’inflammation.
- Les viscosuppléments d’acide hyaluronique ajoutent lubrification et amortissement dans l’articulation. Au Canada, on trouve notamment SYNVISC®, MONOVISC®, DUROLANE®et ORTHOVISC®.
- Les produits combinés comme CINGAL® associent acide hyaluronique et corticostéroïde.
- Le plasma riche en plaquettes (PRP) utilise un petit échantillon du sang du patient pour soutenir la guérison.
Chaque type agit différemment: c’est pourquoi le clinicien choisit celui qui correspond au diagnostic. Le calendrier est souvent abordé dès le premier rendez-vous: la fréquence des injections orthopédiques dépend du produit, de l’articulation et du niveau d’activité du patient.
L’admissibilité en général
Une personne devient admissible lorsque ses symptômes correspondent à ce que le traitement vise. Les injections sont souvent recommandées pour l’arthrose du genou, de la hanche ou de l’épaule, une affection qui touche plus de quatre millions de Canadiens selon la Société de l’arthrite du Canada. On les utilise aussi pour la tendinite, la bursite et l’inflammation articulaire chronique qui ne s’améliore pas avec le repos ou une médication simple.
L’admissibilité est confirmée par un examen physique et une imagerie diagnostique. Une radiographie ou une IRM montre l’espace articulaire restant, la présence d’inflammation et la stabilité de la structure de l’articulation. Le clinicien passe aussi en revue les traitements antérieurs: si le patient a essayé la physiothérapie mais que la douleur revient pendant les activités quotidiennes, l’injection peut être la prochaine étape.
Les patients aux symptômes légers à modérés en profitent généralement le plus, car leurs articulations bougent encore assez bien pour répondre au traitement. Dans ces cas, l’injection peut réduire l’inconfort et aider à retarder une chirurgie, ce qui compte dans les provinces où les délais d’attente pour une arthroplastie peuvent être longs.
Les principaux critères d’admissibilité
Les cliniciens suivent habituellement une liste claire:
- Une douleur persistante qui ne s’améliore pas avec le repos, l’adaptation des activités ou les médicaments en vente libre.
- Une articulation stable, sans destruction importante de l’os ou du cartilage. Lorsque la structure est trop endommagée, la chirurgie est souvent plus appropriée.
- Aucune infection active au site d’injection ou à proximité.
- Un état de santé général bien maîtrisé. Les maladies chroniques comme le diabète doivent être contrôlées, surtout avant une injection de corticostéroïdes, qui peut faire monter temporairement la glycémie.
- Des attentes réalistes. Les injections aident à gérer les symptômes et à améliorer le mouvement, mais elles n’inversent pas tous les aspects de l’affection.
Ces critères évitent les interventions inutiles et assurent une utilisation sécuritaire des injections. Notre article sur la sécurité des injections orthopédiques détaille les précautions à prendre.
Qui doit éviter ou reporter une injection orthopédique
Certains patients doivent reporter ou éviter l’injection:
- Les personnes ayant une infection active ou un trouble de la coagulation non maîtrisé, jusqu’à ce que ces problèmes soient traités.
- Les personnes allergiques à un composant de l’injection, comme un anesthésique local, un corticostéroïde ou, pour certains produits, les protéines aviaires. La monographie ou le mode d’emploi du produit précise les contre-indications.
- Les patients dont l’articulation est très dégénérée et ne peut plus profiter du traitement.
- Les patients qui ont reçu plusieurs injections dans un court laps de temps. L’articulation a besoin de récupérer avant un nouveau traitement.
L’évaluation de la santé avant le traitement

Avant de recommander une injection, le clinicien procède à un bilan de santé. L’examen physique porte sur la localisation de la douleur, l’amplitude de mouvement et la réaction de l’articulation à la pression.
- L’imagerie confirme ce que l’examen suggère: la radiographie montre les changements osseux, l’IRM les tissus mous.
- L’échographie peut guider l’injection pour plus de précision.
- Le clinicien vérifie les médicaments, en particulier les anticoagulants, ainsi que les allergies et les expériences d’injection antérieures.
Ce dépistage est rigoureux, mais simple. Il vise à protéger le patient et à adapter le traitement à ses besoins. Au Canada, les personnes autorisées à faire l’évaluation et l’injection dépendent de la province et de l’ordre professionnel.
La préparation au traitement
Une fois le patient jugé admissible, la préparation commence. Le clinicien peut demander de suspendre certains médicaments si c’est sécuritaire. Bien s’hydrater aide, l’activité légère convient généralement, et l’exercice intense peut être déconseillé la veille. Le PRP peut exiger quelques ajustements, puisqu’une prise de sang est faite pendant le rendez-vous, alors que les viscosuppléments et les corticostéroïdes demandent habituellement moins d’étapes.
Notre guide de préparation à une injection orthopédique décrit chaque étape.
Quand envisager d’autres options

Tous les patients ne répondent pas aux critères, et c’est normal. La physiothérapie demeure une excellente option pour renforcer les muscles et réduire les contraintes sur l’articulation. Les programmes d’exercices adaptés, la gestion du poids et la médication topique ou orale sous supervision médicale aident aussi beaucoup de gens à rester actifs.
Lorsque les symptômes sont graves ou que l’articulation est très endommagée, la chirurgie peut être plus sécuritaire. Le clinicien présente ces options pour que le patient connaisse toutes les possibilités, pas seulement les injections. Les cliniques peuvent consulter l’ensemble des viscosuppléments et produits combinés dans notre catégorie injections orthopédiques.
References
Bhadra, A. K., et al. (2016). Appropriate use criteria for hyaluronic acid in the treatment of knee osteoarthritis. PMC. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5625860/
Vale Health Clinic. (2025, August 27). Patient selection criteria for hyaluronic acid injections. https://valehealthclinic.co.uk/patient-selection-criteria-for-hyaluronic-acid-injections/
Minnesota Department of Labor and Industry. Orthopedic injection therapy: Types and effectiveness. https://www.dli.mn.gov/sites/default/files/pdf/rehab_update_orthopedic_injection_therapy.pdf
Arch Orthospine. Who is the ideal candidate for orthopedic injections? https://archorthospine.com/who-is-the-ideal-candidate-for-orthopedic-injections/
ZMed Solutions. (2023, December 20). The art and science of orthopedic joint injections: Your comprehensive overview. https://www.zmedsolutions.net/the-art-and-science-of-orthopedic-joint-injections-your-comprehensive-overview/
Common Questions About This Topic
Quels sont les principaux critères d’admissibilité à une injection orthopédique?
Le clinicien commence par l’essentiel: depuis combien de temps l’articulation fait mal, si le repos ou la physiothérapie ont aidé et si l’articulation bouge encore bien. Il examine l’imagerie, les habitudes quotidiennes et l’état de santé général avant de décider si une injection est pertinente.
Les personnes atteintes d’arthrose peuvent-elles recevoir une injection?
La plupart le peuvent, surtout lorsque l’arthrose n’est pas trop avancée. L’injection peut atténuer la raideur et l’inconfort tant que l’articulation a encore assez de structure pour répondre; un traitement plus précoce aide donc souvent.
Qui devrait éviter les injections orthopédiques?
Les personnes ayant une infection active, un problème de santé non maîtrisé ou une allergie à un composant du produit doivent généralement attendre ou choisir une autre option. Lorsque l’articulation est trop usée, le clinicien propose habituellement un autre plan.
Comment l’admissibilité est-elle déterminée pour chaque type d’injection?
Le clinicien combine l’imagerie, le comportement de la douleur au cours de la journée et les antécédents médicaux. Chaque type d’injection soutient l’articulation différemment: le choix dépend de ce dont l’articulation a réellement besoin.
Les patients jeunes et actifs peuvent-ils recevoir une injection orthopédique?
Oui. Beaucoup de jeunes patients sont admissibles, surtout lorsque la douleur vient d’une surutilisation ou d’un problème de tendon persistant. Le clinicien tient compte du niveau d’activité et de la récupération pour que le traitement s’adapte au mode de vie du patient, qu’il s’agisse de reprendre la course, le hockey ou le ski.